Chaque année, du 7 au 9 octobre, cette colline devient une scène. Le Nagasaki Kunchi était à l'origine célébré le neuvième jour du neuvième mois lunaire, et il suit désormais des dates fixes. Il compte parmi les trois grands festivals du Japon, et ses danses votives sont classées comme bien culturel immatériel populaire important. Ce qui le rend inoubliable, c'est son mélange de cultures. Nagasaki était le seul lieu du Japon doté d'un port ouvert, il était donc jugé essentiel d'impressionner les marchands néerlandais et chinois par la culture japonaise. Il en résulte un festival avec des danses du serpent, des dragons chinois et le défilé de grands bateaux en bois, mêlant la tradition japonaise à des influences venues de Chine, des Pays-Bas et du Portugal. Les racines du festival sont liées aux premiers temps du sanctuaire. Selon une interprétation, il servait aussi à identifier les chrétiens cachés qui refusaient d'y participer. Puis, à partir de 1638, de grandes représentations de Nô furent données au sanctuaire, sur ordre direct du shogun. Lorsque vous vous tenez dans ces enceintes, imaginez-les remplies de danseurs, de musique et de foules de spectateurs.