Schönbrunn, résidence d'été des Habsbourg, est le pendant estival de la Hofburg, palais d'hiver : deux résidences, deux mondes, deux journées dans votre programme — et c'est pour cela que le programme les tient séparées. Ici, tout respire l'été impérial : une ancienne maison de chasse transformée sous Marie-Thérèse en une résidence baroque de plus d'un millier de pièces, aux façades jaune pâle que l'on reconnaît entre mille.
Le Grand Tour traverse une quarantaine de pièces. Dans la salle des Glaces, la tradition raconte que le petit Mozart, âgé de six ans, joua devant l'impératrice en 1762 ; dans la Grande Galerie, où le Congrès de Vienne dansa en 1814 et 1815, les lustres et les stucs donnent la mesure de ce que pouvait être une fête impériale. On traverse ensuite les appartements de François-Joseph et de Sisi, dont le goût pour la simplicité contraste avec le faste des salles de représentation.
Dehors, le domaine fait le reste : le Grand Parterre et ses broderies de fleurs, la fontaine de Neptune, les ruines romaines, la palmeraie, et surtout la Gloriette, perchée sur la colline, d'où la vue embrasse le palais et la ville. Comptez vingt à vingt-cinq minutes de montée douce. Fin mai, les jardins sont en pleine poussée printanière et les parterres resplendissent : c'est la plus belle saison pour eux, et la raison pour laquelle ce château mérite vraiment sa matinée.
Notes
Prenez un billet horodaté en ligne et présentez-vous avant l'ouverture : le samedi de mai est l'un des créneaux les plus chargés de la semaine. Comptez trois heures entre le palais, les jardins et la montée à la Gloriette. En cas d'averse, les salles intérieures constituent le meilleur plan de repli de la journée.