Si Gion existe aujourd'hui, c'est grâce à une peur ancestrale : celle des épidémies. Le sanctuaire Yasaka, que vous voyez à l'extrémité de la rue, a été fondé selon la légende en l'an 656 apr. J.-C. pour apaiser Gozu Tenno, une divinité redoutée qui protégeait mais aussi punissait par la maladie. Autrefois appelé Gion-sha, c'est ce sanctuaire qui a donné son nom au quartier tout entier. En l'an 869, alors qu'une peste dévastait la ville, les habitants ont organisé une immense procession pour demander la guérison : c'était la naissance du Gion Matsuri, l'un des festivals les plus célèbres du Japon. Encore aujourd'hui, les commerçants de Gion honorent ces divinités pour garantir la prospérité et la santé, faisant de ce quartier un espace sacré autant que social.