Regardez maintenant les bâtiments en briques rouges à côté du fort. En 1860, le traité de Tianjin entre la Chine et la Grande-Bretagne fut signé, et le port de Tamsui fut ouvert. Les Britanniques finirent par faire de cette colline leur consulat. Les murs extérieurs du consulat sont faits de briques rouges de la dynastie Qing, d'un orangé-rouge chaleureux. Des galeries en arcades, des toits en pente et de hauts escaliers lui donnent l'allure d'une architecture coloniale classique. Le fort principal, en revanche, a un plan carré. L'histoire britannique fut longue. En 1946, la Grande-Bretagne revint sur le site, revendiquant un bail perpétuel, et rouvrit le consulat. Le 6 janvier 1950, la Grande-Bretagne rompit ses relations diplomatiques avec la République de Chine, mais le consulat de Tamsui continua de fonctionner. En 1980, le gouvernement taïwanais récupéra le terrain auprès des Britanniques. Le site fut classé monument national le 28 décembre 1983, et son extérieur fut entièrement rénové l'année suivante. L'ancienne résidence devint le musée historique de Tamsui en 2005. À proximité, l'actuelle église de Tamsui fut conçue et supervisée en 1932 par le révérend G. W. Mackay, après la mort de son père, le révérend George Leslie Mackay. Ensemble, le fort et les bâtiments qui l'entourent figurent sur la liste établie par le ministère de la Culture parmi les 18 sites potentiellement inscrits au patrimoine mondial de Taïwan.