Voici le point qui rend ce sanctuaire essentiel pour toute la ville. En l'an 806, la cour impériale accorda au sanctuaire 44 foyers, appelés kanbe, c'est-à-dire des familles qui faisaient des offrandes, veillaient sur le sanctuaire et le protégeaient. À partir de là, la zone qui correspond aujourd'hui au centre de Kobe devint terre du sanctuaire. Selon le récit, le mot kanbe s'adoucit au fil du temps en konbe, puis finalement en Kobe. Ainsi, lorsque vous prononcez le nom de cette grande ville portuaire, vous faites écho à un mot qui désignait autrefois les personnes qui servaient ce sanctuaire. Kobe ouvrit plus tard son port en 1868 et devint un centre du commerce international, tandis que le quartier voisin de Motomachi se couvrit de bâtiments de style occidental. Pourtant, le nom lui-même remonte à plus de mille ans avant cette époque. Le sanctuaire tient aussi une place dans l'histoire guerrière. Des combats de la bataille d'Ichi-no-Tani, pendant la guerre de Genpei, se déroulèrent en son sein et autour de lui, et des stèles dans la forêt d'Ikuta en gardent le souvenir. Parmi les monuments que vous pourrez remarquer sur le domaine, on trouve une stèle dédiée à la pièce de nô Ikuta Atsumori, un tertre aux couteaux et un camphrier sacré, offerts par des restaurants et des entreprises alimentaires locales.