En 79 apr. J.-C., le Vésuve ensevelit Pompéi sous plusieurs mètres de cendres et de pierres ponces : la ville fut saisie en pleine journée ordinaire. Deux mille ans plus tard, on marche dans ses rues, on lit ses graffitis électoraux, on pousse la porte de ses boulangeries et de ses thermes. C'est le plus vaste ensemble archéologique que beaucoup de voyageurs voient de leur vie, et c'est pour lui que vous êtes venus.
Entrez par la Porta Marina, puis laissez le forum vous happer : temple d'Apollon, capitole, basilique, marchés. Au-delà s'enchaînent les thermes Stabiens, la maison du Faune et son célèbre sol en mosaïque (l'original d'Alexandre est conservé au Musée archéologique national de Naples), la maison du Poète tragique et son chien « Cave canem », le lupanare aux fresques explicites, le grand théâtre, et la villa des Mystères avec sa frise dionysiaque presque intacte. Les moulages de plâtre des victimes, réalisés selon la méthode de Giuseppe Fiorelli, serrent la gorge plus fort que n'importe quel livre d'histoire.
Comptez quatre à cinq heures, davantage si vous lisez chaque panneau. Une fois entrés, le parcours se fait à votre rythme, mais l'entrée est nominative et, d'avril à octobre, se réserve par créneau horaire : achetez en ligne à l'avance et prenez une pièce d'identité. Prenez la carte à l'entrée et gardez de l'eau — l'ombre est rare et la pierre renvoie la chaleur.
Notes
Site très vaste, sol inégal : chaussures fermées indispensables. Tarifs, gratuités et éventuels créneaux d'accès relèvent du Parco Archeologico di Pompei — vérifiez les conditions en vigueur avant le départ. En fin de semaine, visez le matin : la foule gonfle au fil de la journée.