Pour le peuple Navajo, ce lieu n'est pas simplement une merveille touristique, c'est un sanctuaire spirituel. Le canyon supérieur est connu sous le nom de Tsé bighánílíní, ce qui signifie le lieu où l'eau coule à travers les rochers. Le canyon inférieur, lui, est appelé Hazdistazí, ou arches rocheuses en spirale. Le nom anglais, Antelope, vient des histoires racontées par les anciens selon lesquelles des antilopes d'Amérique, ou pronghorns, venaient s'abriter ici durant l'hiver. Dans la culture Navajo, entrer dans le canyon exige de la gratitude et du respect ; c'est un acte comparable à l'entrée dans une église. On raconte qu'une jeune fille Navajo a découvert le canyon en 1931 alors qu'elle gardait ses moutons, mais pour son peuple, cet endroit existe dans la mémoire collective depuis toujours. C’est le concept de hózhó, la recherche de l’harmonie et de l’équilibre entre l’homme et la nature, qui guide encore aujourd'hui les guides qui vous accompagnent.